Aider votre enfant à mieux étudier

La grande majorité des enfants ne sait pas comment étudier, tout simplement parce que apprendre à étudier n’est pas une matière qu’on enseigne dans les écoles.

Votre enfant sait-il étudier?

Le moment de faire ses devoirs arrive. Que fait votre enfant? Il fait fort probablement comme la grande majorité des enfants: il s’assoit à sa table de travail, devant ses livres et ses cahiers, et il commence à étudier.

Il restera ainsi, installé devant ses livres, tout le temps que ça lui prendra pour couvrir la matière à étudier.

Mais vous êtes-vous déjà demandé si cette activité est efficace?
Votre enfant obtient-il le meilleur résultat possible suite à cette période d’étude?
Occupe-t-il son temps d’études de manière optimale?

Une étude récente s’est penchée sur cette question et la conclusion des auteurs est simple: la grande majorité des enfants ne sait pas comment étudier, tout simplement parce que apprendre à étudier n’est pas une matière qu’on enseigne dans les écoles.

Quand vient le temps d’étudier, on le fait de façon automatique, sans trop penser au comment; on le fait, tout simplement. Pourtant, on aurait beaucoup à gagner si on prenait un peu de recul et si on questionnait la façon d’étudier de nos enfants.

Dans cet article, vous trouverez des conseils pour vous permettre d’aider votre enfant à mieux étudier.

Essayer plusieurs méthodes d’études

L’étude, détaillée dans l’ouvrage Scientific Studying : Substantially Increasing Your Learning Power Through Scientific Experiments, montre que les résultats scolaires peuvent être améliorés de façon significative si on permet tout simplement aux enfants de découvrir leur propre façon d’étudier, celle qui donne les meilleurs résultats pour chacun.

Il est connu que les enfants diffèrent les uns des autres dans leurs types d’intelligences (visuelle-spatiale, linguistique, musicale, etc.).
Pourquoi, alors, leur façon d’apprendre devrait-elle être la même?
Pourquoi ne pas découvrir ce qui fonctionne vraiment pour votre enfant?

En essayant plusieurs méthodes d’études, vous découvrirez la façon d’étudier qui tient le mieux compte de son tempérament, de son type d’intelligence, et qui sera la plus susceptible de donner les meilleurs résultats à l’école.

Mais comment faire? Voici quelques propositions tirées du livre!

Planifier la période d’études

La première chose à faire serait de planifier la période d’études.
Plutôt que de commencer à étudier de façon aléatoire, l’idéal est de 
faire un plan détaillé de l’emploi du temps total alloué à l’étude.

Par exemple, si on planifie étudier de 16h à 18h, il faut savoir détailler précisément de quelle façon cet intervalle de temps sera employé. Cela évitera toute perte de temps et maximisera l’efficacité de la période d’études.

Diviser la période d'études

Puisque l’attention des enfants ne peut pas être soutenue sur un même sujet pour des périodes de temps trop longues, il est suggéré de diviser le temps d’études en périodes plus courtes, par exemple, en périodes de 20 minutes ou moins, en allouant aussi du temps de pause. Mieux encore: alterner les matières à étudier pendant ces courtes périodes d’étude.

Par exemple, un plan d’étude pourrait ressembler à ceci :

Jeudi, 6 octobre 2016

16h00-16h20 : math,
16h20-16h40 : géographie,
16h40-16h50 : pause,
16h50-17h10 : anglais,
17h10-17h30 : math,
17h30-17h40 : pause,
17h40-18h00 : histoire.

Ce type de plan d’études, particulièrement l’alternance des matières sur des périodes de temps relativement courtes, permet de contrer la procrastination. Pourquoi? Simplement parce qu’une tâche qui semble insurmontable devient moins intimidante et donc plus faisable quand elle est divisée en petites tâches.

Par exemple, si votre enfant déteste les devoirs en mathématiques, aborder ces devoirs pour une heure de temps peut sembler excessivement difficile. Par contre, s’il se voit devant un court intervalle de 20 minutes d’études des mathématiques, au bout duquel une autre matière (plus aimée, peut-être) est abordée, cela semble non seulement plus digérable, mais le temps d’études en soi sera aussi plus efficace.

Les expériences rapportées dans le livre indiquent une amélioration moyenne de 33% de la performance scolaire des étudiants, et cela particulièrement dans les matières moins aimées.

Étudier... et bouger!

Finalement, il est fortement suggéré d’alterner les intervalles d’études avec des intervalles d’activité physique. Par exemple, dans le plan d’études, inclure à chaque pause des exercices physiques comme la course à pied ou tout simplement, un jeu demandant du mouvement.

Les auteurs s’appuient sur les nombreuses études qui démontrent les effets bénéfiques de l’activité physique, particulièrement de l’aérobie sur les capacités cognitives des enfants. Certaines écoles aux États-Unis ont déjà intégré dans leur cursus des programmes d’activité physiques enrichis qui incluent, par exemple, une randonnée juste avant les examens, et ce avec un impact significatif sur la performance scolaire des élèves.

À une plus petite échelle, c’est à dire intégré au plan d’étude à la maison, faire une activité physique peut s’avérer un outil très puissant pour augmenter l’efficacité de l’activité de l’étude de vos enfants.

Références

  • Scientific Studying: Substantially Increasing Your Learning Power Through Scientific Experiments
  • Pasteris, Marco et Stanca Somesfalean. 2013. “Scientific Studying : Increasing Learning Power Through Experiments”. Proceedings of the 3rd International Conference on The Future Of Education. Padoue: Libreriauniversiaria.it Edizioni, Pp. 507-512.
  • Pasteris, Marco et Stanca Somesfalean. 2014. “Scientific Studying and the Effects of Physical Exercise on Cognitive Capacities”. International Journal for Cross-Disciplinary Subjects in Education (IJCDSE) 5:4, 1824-1830.

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